Abandon de poste : pourquoi est-ce une TRÈS mauvaise idée…

Vous ne savez pas comment quitter votre emploi ? Mais il faut que vous le quittiez, vous avez entendu parler de l’abandon de poste. On entend souvent : “il vaut mieux faire un abandon de poste, tu toucheras les allocations chômages…” si cette stratégie de rupture de contrat fonctionne effectivement aux yeux du Pôle-emploi, c’est en amont que les problèmes peuvent débuter…tout dépend de la situation de chacun

 

1. L’abandon de poste n’est pas une rupture du contrat de travail 


Vous abandonnez votre poste ? C’est votre choix, mais en aucun cas votre employeur n’a d’urgence à procéder à votre licenciement pour une quelconque faute.

S’il veut vous mettre des bâtons dans les roues, il lui suffit de vous faire tous les mois des bulletins de salaires à 0€…(ou des retenues sur salaires)

Résultat, la situation dure parfois plusieurs mois, vous n’êtes pas licencié, vous ne pouvez donc pas vous inscrire au Pôle-emploi et percevoir des allocations de retour à l’emploi.

Pire vous ne pouvez même pas accepter un nouvel emploi car vous n’êtes pas libre de tout engagement auprès de votre employeur.

D’ailleurs, si vous trouvez un autre emploi, le plus simple c’est de démissionner !


2. Même si vous êtes licencié, l’abandon de poste n’est pas financièrement intéressant


Comme dit plus haut, tout dépend des cas et de la situation de chacun.

Mais lorsque vous êtes licencié suite à un abandon de poste, c’est généralement le motif de “faute grave” qui est retenu.

Ce qui implique que vous ne bénéficiez d’aucun préavis ni d’aucune indemnité.

Vous partez donc bredouille, en vous mettant dans une potentielle situation de précarité.

3. L’abandon de poste peu méchamment se retourner contre vous !

Toujours selon les cas, l’employeur peut considérer votre abandon de poste, comme une démission.

Soyons claire, une démission doit être une décision prise de manière claire et sans équivoque : l’employeur ne peut donc pas automatiquement déduire que votre abandon de poste est une démission.

Mais : si vous avez abandonné votre poste, que votre employeur vous a sommé de rependre celui-ci puis découvre que vous vous êtes inscrit sur la liste des demandeurs d’emplois…il peut considérer qu’il s’agit d’une démission.

Vous devrez donc dire au-revoir aux indemnités chômages durant au moins 121 jours après votre date de démission considérée.

D’ailleurs il sera difficile de démontrer le contraire dans pareil cas, même aux conseil des prudhommes.

Au moment de quitter votre poste réfléchissez murement à la meilleur solution dans votre cas.

Pensez par exemple à la rupture conventionnelle qui est négociable, mais peut permettre à employeur et salarié de rompre le contrat d’un commun accord.

Si vous avez trouvé un autre emploi, la démission reste la démarche la plus simple, là encore vous pouvez tenter de négocier le préavis avec votre futur ex-employeur.

Bref, soyez également attentifs aux pratiques habituelles de l’employeur dans les cas similaires au vôtre, cela vous permettra sûrement d’en savoir plus sur la méthode à appliquer.

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