La période d'essai : comment ça marche ?

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Par définition la période d’essai permet au salarié de vérifier si le poste est en adéquation avec ses attentes.

Elle permet également à l’employeur d’évaluer la “qualité” des compétences du salarié.

Mais une période d’essai inscrite dans un contrat de travail, implique le respect de certaines règles…parfois complexes.

Au passage, sachez d’ailleurs que la période d’essai n’est pas obligatoire, même s’il est rare qu’un employeur fasse sans.

1. La période d’essai est rémunérée

Une période d’essai, qu’elle soit exécuté jusqu’à son terme ou pas, doit être rémunéré.

On ne peut pas par exemple démarrer sa journée d’essai et quitter son poste sans être rémunérer.

La rémunération doit être identique à celle prévue au contrat de travail.

2. La durée de période d’essai dépend du contrat et du statut du salarié

Pour les contrats à durée déterminée :

 – Pour un contrat inférieur à 6 mois : 1 jour par semaine dans la limite de 2 semaines.

 – Pour un contrat supérieur à 6 mois : 1 jour par semaine dans la limite d’un mois.

Cependant les conventions collectives peuvent prévoir des dispositions différentes.

Pour les contrats à durée indéterminée :

 – Employés et ouvriers : 2 mois

 – Agents de maîtrise et techniciens : 3 mois

 – Cadres : 4 mois

Si cela est précisé dans le contrat de travail, la période d’essai peut-être renouvelée une fois, avec l’accord exprès du salarié, de préférence par écrit.

Pour les intérimaires :

 – Pour un contrat d’une durée supérieure ou égale à 1 mois : 2 jours d’essais

 – Pour un contrat d’une durée de 1 à 2 mois : 3 jours

 – Pour un contrat d’une durée à 2 mois : 5 jours

3. Rupture de la période d’essai

Même si, ni employeur, ni salarié n’ont a donner de motif quant à la rupture du contrat, durant la période d’essai, il existe également des règles à respecter.

Avant de rompre la période d’essai, l’employeur doit s’assurer des dispositions de la convention collective.

Par exemple : il ne pas que le motif soit liée à une faute du salarié ou qu’il ait l’accord de l’inspection du travail (s’il s’agit d’un salarié protégé).

Lorsque l’employeur veut rompre le contrat durant la période d’essai, il doit également respecter un délai de prévenance.

Ce délai se calcule selon le temps de présence du salarié dans l’entreprise, valable pour les contrats (CDI/CDD) de plus d’une semaine.

 – Pour une présence de moins de 8 jours, le délai est de 24h

 – Pour une présence de 8 jours à 1 mois, le délai est de 48h

 – Pour une présence de 1 à 3 mois, le délai est de 2 semaines

 – Pour une présence supérieure à 3 mois, le délai de 1 mois

En cas de non respect du délai de prévenance, l’employeur qui rompt le contrat, devra potentiellement verser une indemnité compensatrice au salarié.

Lorsque le salarié veut rompre le contrat de travail, sauf dispositions contraires, il n’est pas tenu de respecter une procédure particulière.

Selon son temps de présence dans l’entreprise, il devrai seulement respecter un délais de 24 à 48h.


En cas de doute sur l’application de votre période d’essai (employeur ou salarié) vous pouvez vous rapprocher de l’inspection du travail.

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